Homélie pour le 4ème Dimanche des vocations Dimanche 26 avril 2026

Homélie pour le 4ème Dimanche des vocations

Dimanche 26 avril 2026

Frères et sœurs, en ce dimanche 26 avril 2026, “dimanche du Bon Pasteur”, nous célébrons la 63ème Journée mondiale de prière pour les vocations.

Pour cette journée mondiale de prière, le Saint-Père encourage à la « découverte intérieure du don de Dieu » et « à construire des espaces de silence intérieur pour pouvoir écouter la voix de Jésus-Christ ».

Pour découvrir sa vocation, le pape Léon nous appelle à emprunter « le chemin de la beauté » à la suite de Jésus, qui se définit comme un « beau berger » si on se réfère au texte grec de l’Évangile selon saint Jean (Jn 10, 11). Cette beauté du Christ n’est pas seulement esthétique, elle nécessite « la contemplation et l’intériorité ». Citant en exemple son maître spirituel, saint Augustin, Léon XIV appelle à « prendre soin de son intimité comme espace de relation avec Jésus ». Il s’agit là d’un moyen d’expérimenter « la beauté et la bonté de Dieu dans sa propre vie ».

La vocation « n’est jamais une imposition ou un schéma préétabli auquel il suffit d’adhérer, mais c’est un projet d’amour et de bonheur », qui se construit « dans la prière et le silence ». C’est du « soin de l’intériorité » qu’il est « urgent de repartir dans la pastorale des vocations. « Ce n’est que si nos milieux rayonnent d’une foi vivante, d’une prière constante et d’un accompagnement fraternel, que l’appel de Dieu pourra s’épanouir et mûrir ».

Nous devons ainsi apprendre à nous arrêter

Le Pape insiste aussi sur l’importance de la connaissance mutuelle : « Apprenons à mieux nous connaître nous-mêmes et à connaître de plus près Dieu qui nous a appelés. Il a pensé pour chacun un chemin unique de sainteté et de service. » Cette connaissance mutuelle n’est pas « un savoir intellectuel abstrait » mais « une rencontre personnelle qui transforme la vie ». Celle-ci doit se construire « malgré le bruit parfois assourdissant du monde ». Il faut donc « apprendre à s’arrêter, à construire des espaces de silence intérieur pour pouvoir écouter la voix de Jésus-Christ ».

« Chers jeunes, écoutez cette voix ! », insiste le Saint-Père. « Arrêtez-vous donc pour l’adoration eucharistique, méditez assidûment la Parole de Dieu pour la vivre chaque jour, participez activement et pleinement à la vie sacramentelle et ecclésiale. » C’est « dans l’intimité propre à l’amitié » que les jeunes pourront connaître Dieu. « Chaque vocation est un don immense pour l’Église et pour celui qui l’accueille avec joie. »

Notre vocation est un don reçu qui doit être préservé.

« De la connaissance naît la confiance », poursuit le Pape qui invite à offrir « une confiance et un abandon continus au Seigneur ». Pour illustrer son propos, il cite saint Joseph qui fait confiance « même lorsque tout autour de lui ne semble qu’être ténèbres et négativité, lorsque les choses semblent aller dans une direction opposée à celle prévue ». Il est ainsi nécessaire de cultiver une « confiance ferme et stable » en Dieu, en étant certain qu’il « ne nous abandonne pas dans les heures les plus sombres ». C’est grâce à cette « lumière » que « nous pouvons voir notre vocation mûrir ».

Frères et sœurs, il me paraissait important ce matin de vous donner quelques échos de cette méditation du pape Léon XIV. Je vous invite à la relire personnellement, vous la trouverez facilement en ligne sur le site du Vatican. 

Reprenons simplement deux points sur l’Evangile de ce 4ème Dimanche de Pâques.

  1. Dans la parabole de ce dimanche, Jésus se désigne comme le pasteur, le berger des brebis.

« Ses brebis, il les appelle, chacune par son nom et il les fait sortir. Il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. »

Cette parole de Jésus, nous resitue dans le mystère de l’Eglise, comme mystère de communion. Jésus connaît intimement chacune de ses brebis par son nom. Cette connaissance se vit dans la réciprocité. Jésus me connaît et je connais la voix du pasteur. Notre vocation qui est une suite du bon Pasteur demande cette exigence de la connaissance. Quel temps prenons-nous pour connaître Jésus ? Comment pourrions-nous suivre quelqu’un que nous ne connaissons pas ? Cette connaissance intime et personnelle demande d’être nourrie dans la prière fidèle. Car c’est dans la prière que nous écoutons et reconnaissons la voix du Pasteur, qui nous fait sortir.

Dans les multiples voix du monde qui se font entendre, nous devons être attentifs et écouter la voix du pasteur.

  1. Le pasteur que nous suivons librement dans la confiance est source du Salut.

« Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé, il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance

Cette parole de Jésus nous ramène au cœur de la foi. C’est bien dans la mort et la résurrection du Christ que nous sommes sauvés. Par le baptême et la confirmation, nous sommes entrés par la Porte qu’est le Christ.

Pierre le rappelle le jour de la Pentecôte à l’ensemble de la maison d’Israël : « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. »

En d’autres termes, nous ne sommes plus des brebis sans berger, comme l’écrit Saint Pierre dans sa première lettre : « Vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes retournés vers votre berger, le gardien de vos âmes. »

Frères et sœurs, en ce dimanche des Vocations, pensons à toutes les vocations que le Seigneur suscite dans son Eglise. Toutes ces vocations sont une richesse pour le monde, pensons à toutes les vocations, et en premier lieu la « vocation baptismale », « vocation à la sainteté » qui ouvre à toutes les autres, mais aussi le mariage, la vie religieuse, les ministères ordonnés sont toutes au service du Corps entier de l’Eglise, au service du ministère et de la vie de l’Eglise pour le monde. C’est par l’Eglise, que l’Unique Pasteur peut rassembler le troupeau pour le conduire vers des routes sûres.

         Ce matin, redisons au Seigneur combien nous sommes heureux de le suivre… et demandons-lui les grâces nécessaires pour vivre fidèlement notre vocation chrétienne. Qu’il nous prenne sur ses épaules pour nous conduire sur les chemins de la vie éternelle.    Père Fabien +