Homélie du 4ème dimanche de carême, 30 mars 2025

Homélie pour la messe du 4ème dimanche de Carême

Dimanche 30 mars 2025

Frères et sœurs,

En ce jour, nous nous retrouvons à l’église pour célébrer tous ensemble ce 4èmeDimanche de carême, qu’on appelle le Dimanche de « Laetare », le Dimanche de la joie. Le chemin de carême touche presque à sa fin. Ce matin, nous prions aussi pour les catéchumènes du diocèse qui arrivent au terme de leur préparation et qui vont célébrer leur 2ème scrutin. Robin, Caroline, Noria, Théo et Dylan, vous allez vivre une étape importante ce matin. Nous allons prier pour que le Seigneur vous donne la grâce et la force d’aller au bout de votre démarche. Vous allez vivre un passage, comme l’aveugle-né qui rencontre Jésus.

Les textes de ce dimanche nous font prendre conscience du passage que nous devons vivre :

Tout d’abord, le passage de l’aveuglement à la lumière.

Dans la première lecture tirée du livre de Samuel, l’appel de David nous introduit dans la rééducation du regard. Samuel est envoyé par le Seigneur auprès de Jessé de Bethléem pour se choisir un roi. David est choisi par le Seigneur. Il n’est ni le plus beau, ni le plus grand, ni le plus fort, ni le plus intelligent des fils de Jessé. David travaille aux champs pour garder le troupeau, et c’est lui que le Seigneur choisi pour en faire un roi. Oui Dieu ne regarde pas l’apparence comme le font les hommes qui bien souvent sont aveuglés.

En ce temps de carême, nous sommes appelés à changer notre regard sur le monde et sur les autres. Dieu vient rééduquer notre regard sur les personnes, sur le monde, la création, notre vie même… C’est le temps pour nous de nous laisser conduire en accueillant en nous-mêmes le regard de Dieu.

Un autre passage à vivre : Il nous faut passer des ténèbres à la lumière.

Saint Paul nous appelle également à vivre un autre passage : celui des ténèbres à la lumière. Le climat ambiant, les sentiments d’échecs et de résignation devant les épreuves et les difficultés à surmonter, pourraient avoir raison de notre désir de vivre. Et pourtant, il nous faut vivre. Cette vie, les chrétiens la puise dans leur foi reçue au jour de leur baptême et de leur confirmation. Saint Paul écrit : « Maintenant dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière. – or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité. Ne prenez part aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon. »

Là où nous vivons, nous devons vivre dans la lumière. Dans tous les petits gestes du quotidien : dans la vie quotidienne de nos familles, l’écoute et l’éducation des enfants, la gentillesse, l’écoute, la patience, la bienveillance… Dans tous ces petits gestes, nous pouvons être lumière et vivre dans la lumière.

Dans l’antienne de l’Evangile de ce Dimanche, nous lisons cette parole de Jésus : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit aura la lumière de la vie. » [1]

Gardons-en nous cette parole de Jésus « Moi, je suis la lumière du monde. »

Dans nos moments de découragement, de solitude et d’abattement, « oui Jésus, tu es notre lumière et en ce temps de carême, nous t’invitons dans nos maisons, dans nos cœurs. »

En vivant la prière dans nos maisons, nous sommes comme les abeilles. Saint Padre Pio disait : « Soyez comme les abeilles : elles n’apportent dans leurs ruches que du miel. Que votre maison soit pleine de douceur, de paix, d’harmonie, d’humilité, de ferveur.»

Frères et sœurs, je vous souhaite du fond du cœur, un beau dimanche de la joie, que le Seigneur vous bénisse et fortifie chacun, ainsi que vos familles, dans l’espérance et l’amour.

Que la Vierge Marie, notre Mère du Ciel veille sur chacun de vous.

Père Fabien Le Cam +

[1] Jn 8,12